Au pays des Castro

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Cuba aujourd’hui

 

 


Raùl Castro a remplacé son frère, l’an dernier, à la suite des problèmes de santé que rencontrait Fidel Castro. Le nouveau président cubain dirige le pays depuis le 24 février 2008. Ce petit pays a obtenu des résultats en matière de développement humain, mais les limites imposées aux libertés sont incontestables. Raùl Castro serait plus enclin que son frère à apporter certains changements au régime. M. Castro, qui a multiplié les visites en Chine et au Vietnam, semble intéressé par ces régimes, fermés à la démocratie, mais ouverts à une forme de libéralisme économique à la sauce socialiste.

Les médias

Du côté des médias, tout est contrôlé par le gouvernement. Les récepteurs de radio ne fonctionnent pas sur l'ensemble de l'île avec la même qualité, mais toutes les ondes diffusent le même journal d'information officielle en espagnol; il en est ainsi pour la télévision. Même si les Cubains ont accès à quatre chaînes de télévision, ils se retrouvent, de 21 h à 22 h 30, devant la même Novela, le feuilleton télévisé quotidien qui attire des millions de téléspectateurs après les informations du jour. Les Cubains ne peuvent pas capter les télévisions étrangères et doivent se contenter des chaînes diffusant les programmes officiels. Les chaînes du monde en anglais, portugais, espagnol, français, ne sont accessibles que dans les hôtels équipés d'antennes satellites. Autrement dit, les touristes et les Cubains ne regardent pas les mêmes émissions.

Une liberté de presse en péril ?

La presse écrite, contrôlée également par le gouvernement, avec des journaux comme Rebelde, Tribuna de La Habana, Granma, etc., sont tous rédigés en langue espagnole. Le point de vue sur le monde offert par les médias officiels est donc le seul dont disposent les Cubains. Le 20 février 2006, les parlementaires cubains ont adopté une loi afin d'interdire la vente de journaux étrangers tels Mecanica Popular, Muy Interesante et El Pais. Quant à Internet, son accès est interdit et contrôlé par le ministère de l'Intérieur; seuls certains fonctionnaires et journalistes du gouvernement ont le droit et la possibilité d'utiliser ce genre de service. Quoi qu'il en soit, peu de Cubains ont accès à Internet, dont l'utilisation est nettement prohibitive, six pesos convertibles à l'heure, alors que le salaire moyen varie entre 25 et 40 pesos par mois.

La crise économique a invalidé tous les systèmes politiques et économiques, la reconstruction de l’ensemble aura des répercussions sur chaque pays du monde, y compris sur Cuba.

 

Mis à jour ( Mercredi, 28 Octobre 2009 19:52 )
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