
Les temps changent et évoluent, pour le meilleur ou pour le pire. Chez nos voisins du sud, il est vrai que la situation pourrait être meilleure. Lorsque l’on s’arrête à la crise financière, la guerre préventive qui ruine le pays, celle en Afghanistan qui cause la mort de centaines de soldats et la société matérialiste la plus endettée du monde, les États-Unis ont sombré durant les années Bush. Mais du côté politique il y a eu un progrès majestueux, le 44e président des États-Unis est un Noir! Qui l’aurait cru il y a à peine quelques année, à l’époque de Msartin Luther King où il aurait été impensable qu’une personne à la peau foncée soit assise à l’avant de l’autobus.
Quelle pression doit avoir ce cher Barack Obama, héros des temps modernes! Il est le premier président Noir de la plus grande puissance mondiale donc, en aucun cas, il ne doit décevoir le monde entier. Il est l’espoir d’un peuple désespéré. En plus de répondre parfaitement à la tâche, ses vêtements doivent correspondre à son profil de héro et être à la hauteur de sa réputation. Il s’en sort plutôt bien, puisqu’il arrive au quatrième rang d’un classement des dix hommes les mieux habillés au monde, réalisé par le magazine américain Esquire. Bien sûr, Barack Obama n’est pas surnaturel, il y a des experts derrière tout ça.
Les plus grands stylistes de la planète se sont d’abord intéressés à Michelle Obama, puisque l’image de la first lady est tout aussi importante. Ils ont imaginé les tenues les plus chics et lui ont refait une garde-robe dont toute femme digne de ce titre rêve. On s’est ensuite intéressé, quelques jours avant la cérémonie d’investiture, à ce qu’allait porter le séduisant président qui a déjà charmé la planète entière grâce à son charisme éloquent. Paul Smith, Tommy Hilfiger, Ermenegildo Zegna, Brooks Brothers, Salvatore Ferragamo, Sean John et une vingtaine de grands stylistes ont proposé des croquis pour habiller le grand homme. Le choix d’Obama pour la cérémonie s’est arrêté sur un costume signé Hart Schaffner Marx.
Une entreprise Bosniaque à créé une ligne de costumes pour homme nommé Obama. Un article sur le site de libération.fr explique le choix de cette collection «C’est une ligne de costumes business haut de gamme. L’appeler Obama était un choix évident car le président élu est clairement un homme très élégant et parmi les rares qui savent porter un costume». Bravo Obama, que d’éloges pour ta garde-robe, un gros 10/10!
On doit l’avouer, sans vouloir plaindre les femmes, il est beaucoup plus simple de s’habiller lorsque l’on est un homme. Un beau complet bien agencé, bien ajusté avec de beaux souliers et le tour est joué ! La femme fait face à une panoplie de choix qui n’en finissent plus, surtout lorsqu’elle est une tête forte de la politique. Jupe, robe, pantalon ou un tailleur ? Avoir l’aire crédible en ayant de la classe, sans en faire trop, mais suffisamment. Des bijoux pour être chic sans exagérer sinon ca y est, on se fait critiquer ! De nos jours, il est encore difficile pour une politicienne d’assumer sa coquetterie et sa féminité sans s’attirer des qualificatifs péjoratifs. Représentant le Parti Québécois, Pauline Marois doit se la jouer classique mais sobre. La touche du bleu symbolise l’idée de l’indépendance et est toujours présente. Il est vrai qu’elle s’habille mieux que la plupart des femmes de la classe moyenne… du moins si on la compare avec la chef de Québec solidaire!
L’image de madame Marois a souvent été perçue comme étant snob, probablement en raison de ses petits yeux bridés, sa garde robe raffinée et son vocabulaire recherché. Cette chère Pauline peut toutefois être très naturelle lorsqu’elle veut prouver qu’elle est en forme. Nous avons pu la voir en jogging, sans maquillage, souriant de plus belle, voulant absolument montrer aux médias qu’elle a toute l’énergie requise pour être à la tête du gouvernement québécois. Selon elle, les Québécois jugent différemment les femmes en politique.
Lors de la course de la direction du PQ en 2005, Pauline Marois a changé quelque peu son style vestimentaire afin d’être moins chic, voulant ainsi faire taire les mauvaises langues et avoir l’air plus «ordinaire». Le problème avec Pauline, c’est qu’elle est riche et ambitieuse. Qu’est qu’il y a de mal là-dedans? Bonne question, la réalité québécoise démontre pourtant qu’on lui reproche grandement cette facette d’elle-même!
Que dire d’Hillary Clinton qui s’est battue pour représenter les Démocrates au détriment d’Obama. Une femme et un Noir qui se disputent la tête de la gauche américaine, si les temps n’ont pas évolués, expliquez moi ça! La femme de l’ancien président américain a également été rudement critiquée. On peut penser à la façon dont elle a été traitée lorsqu’elle semblait fatiguée durant les primaires et encore plus lorsqu’elle a versé quelques larmes au New-Hampshire.
Madame Clinton est une femme distinguée qui a de la classe et qui sait bien s’habiller. Peut-être pas tout le temps… lors de mes recherches j’ai trouvé des habits absolument horribles qu’elle a portés, mais en général elle sait bien paraître. Les journaux américains ont énormément parlé de ses décolletés et de ses power suit. Mais la chère Hillary ne peut elle pas porter ce qu’elle veut sans faire noircir des centaines de pages toutes les semaines? Elle a tout de même été classée la 18e, de même que la femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes.
Homme ou femme, bien paraître en politique est une lourde tâche. Les critiques sont toutefois plus sévères pour le sexe féminin. Il n’en reste pas moins que les mentalités sont beaucoup plus ouvertes, même s’il reste un peu de chemin à faire. Le grand gagnant de la garde-robe politique demeure toutefois notre cher Barack Obama. Prenez des notes messieurs!



