Ricky Paquette, un virtuose de 18 ans

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 « Absolument incroyable! Ce n’est même pas mon genre de musique et j’ai adoré du début à la fin! S’il revient, je serai là et c’est sûr que je vais le suivre un peu mieux. C’est une très belle découverte! »


« J’ai gagné les billets et je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais il m’a vraiment impressionnée! C’était merveilleux du début à la fin! »

« C’était fantastique! Surtout quand on pense qu’il n’a que 18 ans! »

 Le jeune guitariste et chanteur de blues rock, Ricky Paquette, a grandement impressionné la foule présente à l’Opéra-Cabaret Urbain de Chicoutimi, le vendredi 27 mars dernier. Il y avait longtemps que lui et son groupe (composé de Dominic Romanelli à la basse et d’Ange E. Curcio à la batterie) n’avaient pas joué, mais ils n’en ont rien laissé paraître.

 

 

Né à Gatineau, Ricky commence à jouer de la guitare à l’âge de neuf ans et il apprend très vite. Rapidement, la maîtrise de son instrument en surprend plus d’un. Très jeune, il commence à jouer dans les bars avec un groupe d’amis. Un soir, Paul Deslauriers lui propose de venir chanter avec lui, ce qui permettra à Ricky de rencontrer son actuel bassiste, Dominic Romanelli, propriétaire de la maison de disques Preservation Music Inc., qui lui proposera un contrat. Le disque Early for the show, comprenant trois de ses compositions, sort un an plus tard alors que Ricky n’a que quatorze ans. C’est le début d’une carrière prometteuse. 


Depuis la sortie du disque en 2005, on a pu le voir à Belle et Bum, Bon baisers de France, Ça manque à ma culture et Musique Plus. En 2007, il a été invité au spectacle de la fête nationale sur les plaines d’Abraham. Il a également fait deux apparitions au Festival International de Jazz de Montréal. En tout, ses deux premiers albums, dont un album live, ont été vendus à plus de 8000 exemplaires. Présentement, il réserve une surprise à ses admirateurs avec un nouvel album, plus rock, qu’il souhaite sortir l’automne prochain avec une autre compagnie de disque. 

Lors de son spectacle à Chicoutimi, il a interprété plusieurs de ses compositions, au grand plaisir des spectateurs qui étaient plus que satisfaits. Sur scène, Ricky a une prestance incroyable. Il maîtrise aussi bien sa voix que sa guitare, entraînant le public dans une atmosphère musicale pénétrante. Les yeux fermés, la tête balancée vers l’arrière et les pieds biens ancrés dans le plancher de la scène, tout en lui démontre à quel point il fait corps avec son instrument. Aucun besoin de commentaires ou d’interactions avec le public, l’énergie qu’il dégage communique encore plus. 

Voici quelques questions auxquelles il a gentiment répondu.

As-tu des défis à relever? Ce n’est pas toujours évident de se lancer en musique, est-ce que tu trouves ça difficile?

Ce n’est pas toujours évident. Ça a beaucoup marché au début, mais j’étais jeune. Là, je change un peu ce que je fais en musique et ça va être à recommencer, pas à zéro, mais un peu. En même temps, quand je frappe les 18 ans, ce n’est plus la même chose, j’ai un plus gros travail à faire. Je suis plus âgé et le monde s’attend à plus. 

Est-ce que ça te fait peur?

Un peu, mais je suis assez confiant. C’est là que les vraiment bonnes chansons que je vais écrire vont entrer en ligne de compte. Il faut vraiment que ce soit un bon spectacle et je ne veux pas faire seulement des reprises. C’est plus difficile parce que tu ne joues pas des chansons que les gens connaissent, alors ça met déjà la barre haute. Jouer des chansons qui accrochent, c’est une autre histoire. Quel sera le contenu de ton prochain album, à quoi peut-on s’attendre?On travaille beaucoup sur notre nouvel album et je pense que ça s’en vient bien. Il n’y aura que des compositions, ou presque. De plus en plus on essaie de changer, de faire du nouveau, plus rock. Ça va déjà se faire sentir dans les spectacles cet été. 

Qu’est-ce que tu dirais à un jeune qui veut se lancer en musique?

De mettre son cœur à l’ouvrage, de ne laisser personne le décourager et de faire ce qu’il veut faire dès le début. Ce n’est pas facile, mais ça paraît tout de suite quand c’est quelque chose de préfabriqué. Quand tu fais quelque chose que tu aimes, de différent, le public qui viens t’écouter vois que tu es vrai, et ça fait une grosse différence. Pour moi, ça vaut plus que d’avoir une chanson qui passe à la radio.


C’est important pour toi d’être intègre, de jouer ce qui te ressemble.

Oui et je pense que le monde apprécie. Quand tu n’es pas toi, ça ne peut pas durer. Il vient le jour où tu veux changer ce que tu fais parce que tu n’aimes pas ça, et tout arrête. Les habitués ne t’écoutent plus.

Est-ce qu’on a déjà essayé de te décourager?

Non pas vraiment, mais j’ai toujours gardé en tête de faire comme je le sens. Les gens essaient surtout de conseiller, de faire des recommandations. C’est sûr que c’est bon de prendre les conseils de tout le monde, mais après ça il faut mettre le tout dans un « blender » et prendre les meilleurs pour soi.


Tu as commencé jeune à faire de la musique, as-tu peur de te fatigué de la vie de musicien?

Mon but dans la vie, c’est de faire juste de la musique, il n’y a aucun doute là-dessus. Je ne veux pas d’autre travail. Je ne serai jamais fatigué de faire ce que j’aime.



 

Mis à jour ( Mercredi, 23 Septembre 2009 15:49 )
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