Mode, voyeurisme ou nouvelle génération

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Nous avons souvent l’occasion, dans notre vie quotidienne, de jeter un œil sur la vie d’autrui. Que l’on parle d’inconnus ou d’amis, il y a différentes façons de s’immiscer dans la vie des gens : Internet, télé-réalité, cellulaire... Tous ces moyens font-ils partie d’une mode passagère, d’un nouveau style de vie? Vit-on dans une société de plus en plus voyeuriste? L’Obtus a mené son enquête sur le sujet ; en voici les résultats.

En 2003 au Québec, un mouvement était lancé via Star Académie : le début de la télé-réalité au petit écran. Par la suite, une multitude d’émissions de ce genre a fait son apparition : Occupation Double, Loft Story, La Collection… L’engouement était très senti pour ces télé-réalités; les cotes d’écoute étaient excellentes, les publicitaires devaient payer un prix énorme pour avoir leurs trente secondes d’antenne. 

Le public, quant à lui, en redemandait toujours plus. C’est d’ailleurs la raison de la présentation de la sixième saison d’Occupation Double sur nos écrans. Cette année, la série d’émissions tournée en République Dominicaine attire toujours autant de téléspectateurs le dimanche soir. Pourtant, lorsqu’on en discute avec des gens qui écoutent l’émission, ils disent tous qu’il n’y a rien d’intéressant cette année, pas assez de chicanes, ni de rapprochements. Par contre, tout le monde s’entend sur un point : « On aime Occupation Double, on sait qu’il n’y a rien de sérieux, mais on aime, c’est tout. » Les gens sont conscients qu’il s’agit de voyeurisme, mais disent que ça leur procure un moment de détente chaque dimanche soir et que ça les importent peu de se sentir voyeurs. 

Le même phénomène se fait maintenant sentir dans nos vies personnelles. L’arrivée du site Internet Facebook dans le quotidien des gens confirme de plus en plus que ce n’est pas une mode, mais un nouveau style de vie. 

Facebook, pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe, est un site où l’on peut afficher toute sa vie si on le désire, et où tous nos amis peuvent consulter ces informations. Pour certain c’est un outil tout à fait professionnel, pour d’autre c’est une façon de se tenir au courant de la vie de leur entourage. Le problème, selon les gens que L’Obtus a questionnés, c’est lorsqu’on ne peut plus se passer de Facebook pendant une journée : « Facebook fait partie de notre génération, nous l’utilisons pour faire la promotion d’événements. Le site offre une multitude d’applications. Par contre, si les visites sur le site sont comme une drogue, faites attention. » 

C’est d’ailleurs le même constat pour les informations que l’on met sur le site : il y a une barrière à respecter et, si tu ne veux pas que tout le monde voit ce que tu mets en ligne, le site offre un certain système de discrétion. Selon une étudiante du Cégep de Jonquière, c’est notre devoir de ne pas faire de ce site une porte de voyeurisme : « Si je voulais, je pourrais avoir seulement 15 amis. Par contre, j’ai décidé d’en avoir plus, mais de ne pas mettre des photos de moi dans certaines situations, comme d’autres le font. »

 

Finalement, notre génération intègre les médias à la vie quotidienne. Nous ne parlons plus de mode ou de phase passagère. Nous sommes dans une nouvelle génération où il est tout à fait commun de s’intéresser à la vie de notre entourage et même à celle d’inconnus par l’entremise de la télévision. Les communications sont en train de changer, pour le meilleur et pour le pire…


 

Mis à jour ( Jeudi, 19 Novembre 2009 20:27 )
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